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mardi 8 mars 2011

Cuisiner les pousses et germinations

Pour ceux qui me suivent, j'aimerais m'excuser pour le délai depuis ma dernière parution.  Je viens de terminer 3 années d'études pour compléter une Maîtrise en Environnement de l'Université de Sherbrooke, ce qui a pris beaucoup de mon temps.  Comme il me reste à rédiger mon essai, et que j'ai choisi de faire ce dernier en toxicologie de l'environnement, je vous ferai part de mes découvertes à cet effet lorsque j'aurai terminé.  En attendant, je vais continuer de vous informer sur mes découvertes en santé et cuisine holistique en commençant par un sujet très primé pour les adeptes de la cuisine saine:  la germination. 

Cela fait au moins 12 années que je cuisine les pousses.  J'ai commencé lorsque ma fille aînée était en maternelle.  J'y avais rencontré une personne extraordinaire qui avait été sauvée par l'alimentation vivante.  À la suite d'une maladie grave, elle avait fait plusieurs séjours au centre Hypocrate en Floride ce qui l'avait remise sur pied complètement. Il s'agit ,en fait, de la personne la plus vivante, positive et joyeuse que je connaisse à ce jour. Elle m'a initiée à ce nouveau mode de vie totalement grano et et crudivoriste qui consiste à faire tremper tout ce qui est graine ou noix, à faire germer les graines et à faire pousser des pousses directement sur notre comptoir de cuisine peu importe la saison. Grâce à elle, je me suis acheté un extracteur à jus Greenlife et un déshydratateurs et je me suis mise à manger des pousses et à déguster le jus de ces pousses, véritables élixirs de vie.


Les pousses, germinations et graines ou noix trempées sont en fait des petites mines de nutriments.  Lorsqu'une graine est trempée, elle est génétiquement programmée pour savoir que c'est le moment de tout mettre en oeuvre pour faire pousser la plante.  Tout le baggage de nutriments contenu dans la graine est alors miraculeusement multiplié en prévision de devoir bientôt créer une plante magnifique.  Les noix deviennent pratiquement des légumes, elles commencent à prendre vie, même chose pour les graines.  Elle prennent du volume et commencent à créer  un germe qui pourrait devenir une plante si on lui en laissait la chance.  Toutefois on ne lui laisse pas la chance, on la mange pour pouvoir profiter de cette manne de nutriments.  Il suffit de tremper les noix durant une nuit et au lendemain, on peut les déguster en ayant la certitude de bénéficier du miracle de Gaïa,  ce que la nature a de meilleur à offrir. 


Pour les petites graines tels la luzerne(alfafa) ou le radis, la première étape  consiste à trier les graines pour enlever les roches ou les graines abimées pour ensuite les faire tremper toute une nuit dans un pot de verre (genre Mason).  Pour les grosses graines, on les laisse généralement tremper un bon 24 heures. Une fois le trempage terminé, il faut enlever l'eau de trempage et rincer plusieurs fois.  La raison est que cette eau contient ce que l'on appelle les inhibiteurs d'enzymes.  Ce sont des composés qui ont permis à la graine de ne pas pousser tout ce temps.  Voilà pourquoi il faut de l'eau pour faire pousser des graines, car cette dernière libère les inhibiteurs, donnant le signal à la graine de pousser (évidemment, il n'est pas recommandé de consommer cette eau).  Il suffit ensuite de permettre l'eau de s'égouter du pot en conservant un certain degré d'humidité.  Cela peut être fait en recouvrant le pot d'une pellicule genre "moustiquaire" ou d'un cotton fromage (une épaisseur seulement) qu'on aura bien fixé à l'aide d'un gros élastique et ensuite on installe le pot légèrement penché à l'envers, de façon à ce qu'il puisse s'égoutter librement sans se vider de son contenu (un égouttoir pour la vaisselle de IKEA installé sur un plateau constitue un outil super efficace pour la germination).  On doit rincer les graines 2 ou 3 fois par jour toujours en les remettant dans leur position d'égouttement.  C'est une bonne idée de recouvrir le pot d'un linge pour éviter le contact direct avec la lumière, ce qui encouragera les germes à pousser, ils sont à la recherche de la lumière, de la même façon que dans le sol, les pousses cherches à sortir de terre pour pousser.  Une fois que les pousses auront atteint une bonne grandeur, elles seront prêtes à être consommées.  On peut alors les laisser une journée ou deux à la lumière, en permettant toujours un égouttement permanant et lorsqu'elles auront pris un peu de chlorophyle, c'est le temps de récolter et de mettre au réfrigérateur pour la conservation.  Il faut quand même les consommer rapidement car elles se gâtent rapidement, je m'assure toujours de consommer mes pousses dans les deux jours suivant la récolte.


 Pour ce qui est des grosses graines telles les graines de blé, orge, tournesol et sarrazin, on doit les faire pousser sur terreau de préférence biologique (environ 3 à 4 centimètres de terre légèrement compactée dans un plateau à cafétéria ou dans un plateau pour semis).  On doit procéder de la même façon que les petites graines, mais lorsque les germes commencent à poindre, on étend ces derniers sur le terreau humide en recouvrant très légèrement de terre, de façon à ce qu'on puisse encore voir les graines. Ensuite, on recouvre d'un papier opaque pour empêcher la lumière de pénétrer (J'aime bien utiliser un sac d'épicerie en papier découpé).  Il faut vaporiser de l'eau une à deux fois par jour tout au plus pour éviter qu'il se forme des moisissures, si c'est trop humide on peut aussi verser de l'eau directement sur la terre mais seulement sur le contour extérieur du plateau pour que cette dernière se rende dans le fond.  La meilleure façon d'éviter que la moisissure se fasse est d'assurer une bonne ventilation (ma mère place ses plateaux dans une pièce avec un ventilateur de plafond et n'a jamais eu de moisissures, même si ses pousses étaient étendues très serrées).  Les pousses vont grandir et lorsqu'elles auront atteint de 6 à 8 centimètres, on peut enlever le papier pour qu'elles se gorgent de chlorophyle.  Dans le cas du sarrazin, les pousses se gorgeront de rutine qui donne à la tige une couleur rosée.  Lorsque les pousses auront atteint la hauteur désirée, on récolte et on met dans des sacs refermables au réfrigérateur en prenant soins de consommer rapidement pour éviter la formation d'aphlatoxines, composés nocifs pour la santé et facilement observables par la présence d'une couleur brunâtre qui se forme à la tige des pousses.


Les pousses sont excellentes crues telles quelles, mais on peut également les cuisiner d'une multitude de façon.  En sandwich, elles sont sublimes et en salade elles sont inégalées.  Pour ceux qui recherchent un effet minéralisant, désintoxiquant et alcalinisant, elles sont idéales en jus.  Il faut cependant s'assurer d'utiliser un extracteur à jus spécifique à cet effet, c'est-à-dire qui fonctionne grâce à une ou deux visses sans fin à basse vitesse pour s'assurer qu'il n'y a pas d'augmentation de température, ce qui contribuerait à détruire les enzynmes vivantes des pousses.  Ainsi, les centrifugeuses ne sont pas recommandées.  La compagnie Green Life fait d'excellents extracteurs pour pousses et l'entreprise "Le petit centre d'art" située en Estrie offre une gamme complète d'outils, supports, extracteurs de jus, etc. tout le nécessaire pour les besoins de la culture de pousse.  Voici l'adresse internet http://www.pcda.com/.

Jus de Légumes revitalisant


La recette que je propose est un élixir de vie.  Il s'agit d'un jus de légumes à prendre le matin au réveil à jeun 30 minutes avant de déjeuner.


1/2 concombre ou 1/2 zucchini (ça dilue le goût prononcé de certains légumes)
1 carotte
1 branche de céleri
1/2 betterave
Une petite feuille de bette à carde ou de Kale
Une poignée ou deux de pousses de votre choix (les pousses de tournesol ont un petit goût sucré, les pousses de sarrazin sont un peu plus visqueuses mais regorgent d'éléments nutritifs et les pousses d'alfafa donnent un goût plus prononcé)


Passer dans un extracteur à jus à basse vitesse, et boire immédiatement tranquilement, vous verrez, vous serez plein d'énergie toute la journée. 

À la prochaine Brigitte Beaudoin

dimanche 5 juillet 2009

La Pousselière




Bonjour à tous, voici la pousselière. Il s'agit d'un blog en cuisine holistique. Végétariens, végétaliens, macrobiotiques, adeptes de l'alimentation ayurvédique et de l'alimentation vivante, vous êtes les bienvenus mais aussi tous les autres qui ont le goût de faire des essais ou des changements dans leur alimentation et mode de vie. La nature est ma passion, la santé, la cuisine, l'environnement, l'art, la musique, le bien-être, le bonheur et le bon sens. L'art de vivre en harmonie avec notre terre mère est pour moi non seulement une passion, mais bien plus, c'est une valeur et un principe fondamental qui ont orienté ma vie jusque dans mes moindres gestes depuis près de 20 ans. J'ai fait des centaines d'erreurs et j'ai eu des centaines de réussites. J'ai dû m'affirmer mais aussi me taire, j'ai gagné des batailles et essuyé des revers. L'équilibre dans tout, c'est ça le secret. Aujourd'hui, je suis plus sage, j'ai compris qu'il n'y a pas de meilleure voie, il y a différentes voies qui parlent à chacun de nous et qui font du sens dans nos vies. Je vous invite à goûter à ma voie, l'art de vivre et d'être en harmonie avec notre environnement, notre Terre mère, Gaïa. Ainsi sachez que les suggestions évoquées dans ce blog et mes prises de positions sur certains sujets sont le résultat de mes propres recherches et opinions personnelles, vous avez donc le loisir d'y adhérer ou non selon votre propre jugement.

Chronique en alimentation saine

Des ustensiles de cuisine sains et durables
En cuisine holistique, il importe de penser avant d'agir. Cuisiner pour le bien-être et le plaisir demeurera une priorité tout en tentant de minimiser les impacts qu'auront nos actions et nos choix sur notre propre santé (physique et psychologique), celle de notre famille et aussi sur la santé de la terre, des écosystèmes et même au niveau de notre communauté et de la société en général. L'important étant de toujours faire notre possible sans se culpabiliser.
Pour ce qui est du choix des ustensiles de cuisine, au niveau de la santé de l'humain, il est tout indiqué de privilégier la stabilité des matériaux afin de minimiser la migration de composés chimiques dans la nourriture, en ce sens, nous opterons pour le verre, la porcelaine, le bois et la fonte émaillée. Normalement j'aurais inclus l'acier inoxydable, mais récemment je suis tombée sur un article du Dr Suzan Lark attestant que la cuisson dans ce matériau occasionne un lessivage de nickel qui fini par se retrouver dans les aliments. Pour les personnes qui ont tendance à réagir au nickel (au contact de bijoux par exemple), il serait préférable d'utiliser un autre matériau. Attention aussi aux matières plastiques de qualité alimentaire, certaines études ont démontré un potentiel de migration des composés chimiques dans les aliments. Il faut savoir que la plupart de ces composés consistent en de puissants imitateurs d'estrogène ce qui n'est pas très rassurant compte tenu des nombreuses statistiques alarmantes sur les taux de cancer du sein, de la prostate, etc. Alors il ne faut pas hésiter à poser des questions aux marchand et exiger des matières stables pour nos ustensiles de cuisine.
À ce point vient s'ajouter la protection de l'environnement. Pour l'instant, il est difficile de connaître exactement les impacts des différentes matières sur l'environnement, seul une analyse de cycle de vie extensive pourrait nous éclairer sur les matières les moins dommageables, mais il est quand même possible de faire des choix à la lumière de ce que l'on sait. Dans ce cas-ci, il faut parfois utiliser des matières plastiques, par exemple dans la boîte à lunch. Il est tout indiqué de poser notre choix sur des contenants durables et réutilisables afin de réduire les matières résiduelles au maximum. Les composés chimiques ont tendance à migrer vers les aliments en présence de chaleur donc ce sera bien de refroidir les aliments avant de les transférer dans des contenants en plastique. De plus, attention car le lave-vaisselle contribue à affaiblir rapidement la qualité des parois des contenants en plastique (la durée de vie pour éviter la migration de phtalates serait d'environ 20 lavages). Il est plutôt conseillé de laver ces derniers à la main avec un savon doux en utilisant un linge ou une lavette afin de ne pas égratigner le matériau. Quand le plastique est égratigné ou corrompu, c'est à ce moment que les phtalates et autres composés toxiques migrent. Pour les lunchs froids, opter pour des contenants en plastique solides et réutilisables est la solution idéal à ce jour et si cela est possible, emmener une assiette de porcelaine afin d'y transférer les aliments s'il y a nécessité de réchauffer au four à micro-ondes. Il existe maintenant des petits contenants en tissus pour sandwich, ils sont faits de toile et peuvent être lavés, je vous invite à faire votre recherche sur internet. J'ai aussi vu des petits contenants en acier inoxydable avec couverts de plastique. De plus il existe des supports permettant de laver les sacs de type ziplock au lave-vaisselle. Personnelement je crois que le lavage à de si hautes températures contribuera à affaiblir davantage la membrane et permettre le lessivage des phtalates dans la nourriture, je les utiliserais uniquement pour des items non comestibles. Encore une fois, attention aux excès, il est facile de devenir puriste et d'exagérer. Des impacts négatifs se feront certainement sentir ailleurs, sur notre santé psychologique ou au niveau social par exemple. Il arrive à l'occasion que j'utilise des sacs Ziplock pour les lunchs de mes enfants, entre autres, lorsque ma semaine est très chargée et qu'en fin de journée, le nettoyage d'une quinzaine de contenants de plastique pour mon lunch et celui de mes 4 enfants s'avère une tâche plus stressante que gratifiante. Je ne me culpabilise jamais. À vous de faire vos choix en toute conscience et connaissance de cause.
Pour ce qui est du teflon et du t-fal, le sujet est très controversé. Les dernières études démontrent qu'en présence de chaleur, ces derniers libèrent des CFC, composés nocifs extrêment persistants dans l'environnement et de plus, possiblement toxiques à différents degrés pour l'humain. Certaines compagnies ont mis sur le marché des produits antiadhésifs verts, toutefois aucune étude indépendante n'est actuellement disponible à savoir si ces alternatives ont un impact positif ou négatif au niveau de l'environnement ou de la santé humaine. En attendant, si c'est possible, il est préférable de minimiser l'utilisation des ustensiles en teflon en les remplaçant par la fonte émaillée et l'acier inoxydable (si vous n'êtes pas sensible au nickel). Il ne faudrait pas oublier l'aluminium. Ce matériau peut être très intéressant, toutefois, il faut faire attention car généralement l'aluminium se solubilise en milieu acide et migrera dans vos aliments. Attention au contact avec tomates, agrumes, vinaigres, etc. Même chose pour la fonte qui est utilisée en cuisine macrobiotique en raison de la migration du fer vers les aliments. Je ne suis pas certaine que cette forme de fer inorganique est la meilleure pour le corps humain. Pour les minéraux, je préfère personnellement des citrates, gluconates, etc. Cependant, Dr.susan Lark recommande chaudement les ustensils en fonte et stipule que ce fer ne peut qu'être bénéfique pour l'humain.
Finalement, sachez que dans les magasins naturels et dans certaines chaînes de marchés d'alimentation à grandes surfaces, on retrouve du papier ciré, papier parchemin, essuis-tout, des petits papiers pour moules à muffins, du coton fromage, tous ces items non blanchis au chlore ainsi que plusieurs autres alternatives écologiques pour la cuisine, allez faire un tour, vous serez surpris de voir à quelle vitesse ça évolue. Une alternative très intéressante pour remplacer les essuis-touts est le chamois, il est possible de s'en procurer à l'occasion chez Costco à prix raisonnable. Ouvrons les yeux et réfléchissons, chaque fois que nous pouvons éviter de jeter un item, il est fort probable que ce soit un bon choix environnemental.
Brigitte
Recette Ultra santé
Salade de carottes fleurie
3-4 belles carottes croustillantes préparées à la mandoline.
si ce n'est pas possible, vous pouvez les râper
1/4 de poivron vert coupé très finement
1/4 de poivron rouge coupé très finement
1/4 de poivron jaune coupé très finement
15-20 tomates cerises coupées en quartiers et ensuite sur le sens de la largeur
1/2 oignon rouge émincé
1-2 cuillerées à soupe de persil frais ou de coriandre fraîche haché finement
1 cuillérée à soupe d'huile d'olive
le jus de 1/2 lime
Sel au plantes ou sel de mer ou quelques gouttes de BRAGG ou de tamari
Préparer les carottes à la mandoline et les disposer dans une assiette.
Hacher les poivrons, les tomates cerises et l'oignon et déposer sur le nid de carottes
Mélanger l'huile, le jus de lime, y incorporer les fines herbes et l'assaisonnement et verser sur la salade.
Savourer lors d'une journée très chaude cette croustillante salade toute en couleur.
Le Bragg est un assaisonnement liquide ressemblant à la sauce soya ou au tamari. Il est toutefois fait à partir de fèves de soya non fermentées. Il est possible de s'en procurer dans les magasins d'aliments naturels. Plusieurs personnes le préfèrent à la sauce soya du fait que c'est un produit non fermenté. Plusieurs diètes de type anti-candida demandent à utiliser des produits non fermentés.